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Le confinement ? Un escape game grandeur nature !

hide and seek, four paws, play

Heureux en étant enfermé, est-ce possible ?

Les questions : « peut-on être heureux seul ? » et « peut-on être heureux en étant enfermé ? » reviennent fréquemment comme un leitmotiv naturel lorsque le thème du Bonheur est abordé. Que les enfants aient 6 ou 12 ans, j’ai remarqué que ces axes de réflexion s’imposaient régulièrement et doucement à leurs échanges : la liberté – l’enfermement – et la solitude.

Mais cette fois-ci, ces questionnements revêtent un caractère expérientiel et inédit qui fait remonter à la surface le contexte actuel : le confinement de Mars 2020 débuté seulement quelques jours auparavant. Je ne prends conscience de cela qu’une semaine plus tard. A quel point les mots, les ressentis exprimés par les enfants se trouvent teintés d’une couleur particulière. La couleur de la situation dans laquelle ils se trouvent plonger malgré eux.

Enfermé seul ?

Très majoritairement, les échanges s’accordent sur le fait que l’on peut être heureux seul mais que c’est mieux lorsqu’on est plusieurs. Selon certaines conditions :

baby, smile, child
  • être avec des personnes que l’on aime
  • être avec des personnes qui apprécie que l’on soit là

Mais je suis interpelée par une des conditions du bonheur nécessaire lorsqu’on est seul : savoir s’occuper… même si cela veut dire : « rester dans ses pensées un petit moment pour réfléchir à un peu tout »…

Si on reste enfermé et qu’on reste assis à ne rien faire, c’est sur c’est pas marrant et on ne peut pas être heureux à rester enfermé à ne rien faire. Après si on reste enfermé, qu’on regarde un film, qu’on dessine, qu’on imagine et bien on est déjà plus heureux.

Choix de vivre une situation d’une certaine manière…

Sur la notion de bonheur, j’ai souvent entendu les enfants dire « être heureux, c’est être libre ». Alors lorsqu’ils se retrouvent confinés sans trop avoir le choix, quelle est leur réaction ?

baby, boy, child

Et les enfants me surprennent, m’émerveillent par leur grande sagesse. Ils ont pris en compte le fait de ne pas avoir le choix et regardent la situation sous un angle différent : certains expriment leur « bonheur » de passer plus de temps avec leur parents, d’être plus souvent avec eux dans des moments d’échange et de qualité. D’autres reviennent sur la prise de conscience qu’ils sont plus heureux quand ils sont dehors et les instants où ils peuvent sortir deviennent de vraie phase de liberté retrouvée.

D’autres prennent l’expérience comme un jeu, une mission, un moment de vie qu’ils savent être exceptionnel et le transforme en un événement joyeux.

C’est comme un escape game. Le but c’est de sortir d’une épidémie…en étant le plus heureux possible d’avoir été enfermé.

Parce que ce n’est pas parce qu’on est enfermé qu’on ne doit pas vivre…

Alors j’ai décidé de suivre leur sagesse : pourquoi ne pas considérer cette période comme un jeu, une mission, une expérience qui nous permet de réévaluer, de nous réapproprier la saveur des notions telles que la liberté, l’échange humain, le bonheur.

Nous sommes heureux de rentrer dans un escape game pour jouer et tout autant heureux d’en sortir…. Or, nous avons savouré chaque seconde, chaque minute de notre enfermement… Et si nous prenions ce confinement avec la même .. philosophie ?

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