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C’est la vérité qui prime… Oui, mais quelle vérité ?

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Tout n’est qu’une question de perspective

Connaissez vous l’histoire de l’éléphant de Bagdad de Rûmi ou comme j’aime à l’appeler l’histoire de l’éléphant dans le Noir ?

Non ? Eh bien je vous laisse la découvrir.

Oui ? eh bien, je vous laisse la redécouvrir, car même lorsqu’on pense déjà connaître une histoire, déjà savoir tout ce qu’il y a à en savoir, nous sommes des personnes différentes chaque fois que nous la lisons. Chaque instant est un nouvel instant, où même imperceptiblement, nous avons changé.

L’éléphant de Bagdad – telle que raconté dans les philo-fables

Des voyageurs venant d’Inde avaient amené un éléphant à Bagdad et l’on avait parqué la bête dans une étable obscure. La population, désireuse de savoir à quoi ressemblait un tel animal, se précipita dans l’étable. Ne pouvant le voir avec leurs yeux, les visiteurs tâtèrent l’animal avec leurs mains.

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L’un d’eux toucha la trompe et dit : « Cet animal ressemble à un très gros tuyau »

Un autre qui lui touchait les oreilles s’écria : « On dirait plutôt un grand éventail ! »

Un troisième qui lui caressait une patte s’exclama : « Mais non, ce qu’on appelle éléphant est semblable à une grosse colonne ! »

Et chacun d’eux décrivait l’éléphant à sa manière, suivant la partie du corps qu’il touchait.

Mais s’ils avaient eu une chandelle, leurs avis n’auraient sans doute pas concordé pour autant. Car nos yeux nous trompent aussi souvent que le bout de nos doigts…

La vérité … et nos perceptions

J’aime beaucoup cette histoire car elle illustre magnifiquement bien la notion de vérité et de réalité, à travers le filtre de nos perceptions.

Chaque personne voit/interprète l’éléphant sous un jour différent, sous le jour de sa propre perception sensorielle (vue, toucher) ; et pourtant, malgré les descriptions différentes, chacun dit vrai, chacun a raison.

Est-ce à dire que tous ont raison ou que tous ont tort ? Comment est-ce possible que tous aient raison alors que leurs propos sont – semble-t-il – si incompatibles ? Comment pourrait-on accepter que tous aient raison au regard de la réalité et de la vérité ? Et s’ils ont tous tort, est-ce que ça veut dire que nous mettons en doute et questionnons la parole de toutes ses personnes ? Dans ce cas, si nous nous positionnons derrière chacune d’elle au moment où elles illuminent de leur chandelle l’éléphant, et que nous voyons la même chose qu’elle, cela voudrait-il dire que nous mettons notre propre perception en doute et considérons que nous-même avons tort ?

Est-ce à dire que l’une des personnes a raison et les autres tort ? Mais laquelle ? Qui choisir ? Si l’on enlève tout biais personnel – dû à nos préférences, nos affinités avec l’une d’elle ou nos difficultés avec une autre, laquelle ou lesquelles choisirions nous en toute honnêteté ?

Tout n’est qu’une question de perception… même la vérité.

Et j’en fais quoi ?

Quant vous voyez les choses sous cet angle là, vous ne pouvez plus juger l’autre en tant qu’inférieur, supérieur, ayant raison, ayant tort. Vous pouvez le juger en tant qu’être différent, vous donnant une vision du monde – une perspective différente et unique : la sienne. 

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Par cette vision qu’il vous expose, il vous enrichit, il sollicite votre ouverture à autre chose, à une nouvelle coloration de la réalité. Il vous permet de vous positionner dans un angle inédit face au prisme de la vie. La réalité est – dans cet exemple – unique : il y a un éléphant. Mais il y a plusieurs vérités, autant de vérité qu’il y a d’individus. 

Alors si l’on prend en considération la somme de ces vérités, peut-être pouvons nous arriver à reconstituer la Réalité sous-jacente ? L’autre devient une « paire d’yeux » additionnelle à ma propre vérité, un autre point de vue, un « atout » perceptif qui me permet de voir les choses d’un peu plus haut, d’un peu plus loin, de prendre du recul sur ce que je vois moi-même, sur mes jugements potentiellement hâtifs.

Je ne sais pas pour vous, mais pour moi cela me permet de regarder le monde avec plus d’apaisement. Car même si certains points de vue semblent – à priori – en contradiction avec les miens, en opposition avec mes valeurs, ils ne sont qu’une vision de la réalité perçue par quelqu’un qui a lui aussi des lentilles uniques. Qui suis-je pour juger ce qu’il voit ? 

Au contraire, je le remercie de m’apporter un autre regard. Un regard. Pas une vérité, pas un jugement. Reste alors à choisir comment je réagis à ce regard… 

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